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Virées après avoir critiqué leur employeur sur Facebook

Mercredi 22 Septembre 2010 - Lu 13 fois
Catégories : Actus de l'emploi

Virés pour avoir critiqué leur boite sur Facebook - L' Les propos tenus sur son profil Facebook sont-ils privés? Trois travailleuses sociales d'une association de défense de femmes victimes de violences conjugales de Périgueux ont été licenciées pour "faute lourde" après des propos tenus sur le réseau social jugés "injurieux, diffamatoires et menaçants" par leur employeur. Après l'échec d'une audience de conciliation, lundi, l'affaire sera jugée par le tribunal des prud'hommes de Périgueux le 14 mars 2011.  

Mails, Facebook, Twitter, blogs... Qu'a-ton le droit de dire sur son entreprise sur Internet? Lisez notre article Ai-je le droit de critiquer mon boss sur le Web? Lisez notre article  

SOS-femmes, qui emploie une quinzaine de personnes, "prétend que les trois salariées ont tenu sur des murs Facebook, donc privés, dont l'accès est limité aux amis, des propos injurieux, diffamatoires et menaçants et engagé une procédure de licenciement pour faute lourde, un motif exceptionnel", a déclaré Me Eric Barateau, en précisant qu'une quatrième personne, leur chef de service, a été remerciée pour un autre motif.  

"On a eu le tort de dénoncer haut et fort les déviances de la direction", a déclaré une des salariées licenciées, parlant d'"insultes" et de "gros dysfonctionnements dans la prise en charge des femmes".  

Comment l'employeur a eu vent de cette conversation?

Ces trois mères célibataires, âgées de 36 à 42 ans, disent ensuite avoir vu leurs conditions de travail se dégrader, parlant de pressions jusqu'à leur mise à pied le 6 juillet pour une conversation à trois sur Facebook, a rapporté cette éducatrice d'internat, employée de SOS-Femmes depuis 1999 après en avoir été bénévole. "On est en présence d'interception illicite et à l'évidence d'un bidouillage des propos qui ont été tenus", a ajouté Me Barateau.  

"A ce jour, l'employeur n'a pas dit comment il avait eu accès à ces informations", a poursuivi l'avocat périgourdin. En [...]

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