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Dis moi où tu travailles, je te dirais ce que tu risques

Mercredi 01 Décembre 2010 - Lu 2 fois
Catégories : Actus de l'emploi

Les risques psychosociaux au travail (stress, dépression, violences...) varient suivant la qualification, le secteur d'activité mais aussi le sexe du salarié, selon une étude publiée mercredi par le ministère du Travail. 

Cette étude sur les indicateurs de ces risques montre que les professions qualifiées sont plus confrontées à de fortes exigences au travail, les professions peu qualifiées étant plus touchées par le manque d'autonomie, de soutien ou de sécurité économique. Elle démontre également que les femmes sont plus exposées que les hommes au manque de marge de manoeuvre, de soutien social et de reconnaissance au travail.  

Un rapport d'experts remis au gouvernement en octobre 2009 avait identifié une batterie provisoire de 40 indicateurs destinés à mieux cerner les risques psychosociaux. Ces indicateurs, regroupés en six familles (exigences du travail, exigences émotionnelles, autonomie et marges de manoeuvre, rapports sociaux et relations de travail, conflits de valeur), font l'objet de cette étude de la Dares (ministère du Travail), qui dresse un tableau d'ensemble des risques psychosociaux à partir d'enquêtes statistiques existantes. 

Les exigences au travail sont plus fortes chez les salariés qualifiés

L'étude souligne que les exigences au travail (quantité de travail, pression temporelle, complexité du travail, difficultés de conciliation vie professionnelle et vie familiale) sont plus importantes pour les salariés qualifiés, même si les ouvriers sont plus contraints dans leur rythme de travail. 

En 2007 par exemple, 23% des actifs occupés affirmaient qu'on leur demandait "toujours" ou "souvent" une quantité de travail excessive, les cadres et les professions intermédiaires se disant plus touchés que les ouvriers et employés. A l'inverse, le manque de marge de manoeuvre et d'autonomie concerne en particulier les emplois d'exécution. En 2007, 20% des actifs occupés estimaient avoir "souvent" ou "toujours" très peu de liberté pour décider comment faire leur travail", et 38% disaient ne pas pouvoir interrompre momentanément leur travail quand ils le souhaitent. Ces chiffres montent à 29% et 46% pour les ouvriers. 

Les ouvriers plus exposés au sentiment d'insécurité

De même, le manque de soutien et de reconnaissance au travail est le plus souvent ressenti par les femmes et les professions les moins qualifiées, note l'étude. Les conflits de valeurs (entre les exigences du travail et les valeurs personnelles ou professionnelles) touchent quant à eux plus souvent les hommes, et plus souvent les personnels de [...]

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