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Le tabou de la sieste en entreprise

Vendredi 19 Novembre 2010 - Lu 33 fois
Catégories : Actus de l'emploi

Le Figaro - Formation : Les entreprises du luxe séduisent les ... Deux à trois fois par semaine, Yoann*, 34 ans, cadre dans une entreprise d'ingénierie, préfère avaler en vitesse un sandwich dans sa voiture plutôt que de déjeuner avec ses collègues. Aucun problème d'entente n'est en cause: le jeune homme préfère simplement mettre à profit sa pause déjeuner pour faire la sieste. "Je ne m'endors pas forcément mais je me repose. Ca me permet de me détendre et de repartir du bon pied". Yoann n'est pas le seul dans ce cas. Jacques Chirac, George W. Bush ou Zinedine Zidane avouent être de fervents amateurs de ce repos digestif.  

"Dans nos sociétés, la plupart des gens ont une dette de sommeil, explique le Dr Eric Mullens, responsable du laboratoire du sommeil à Albi. Cela se traduit dans la journée par des somnolences, une baisse de l'attention et de la concentration. On considère qu'une personne éveillée 17 heures ( soit de 7 heures à minuit) a une vigilance équivalente à celle qui a 0,5 grammes d'alcool dans le sang. Dormir permet de rattraper ce retard et d'être performant plus longtemps". D'après une étude britannique, vingt minutes de repos équivaudrait à un gain de productivité d'une à deux heures sur une journée de travail. 

En Chine, faire la sieste est même un droit constitutionnel institué par Mao pour améliorer la productivité des classes laborieuses. Sans aller jusque là, de nombreuses entreprises asiatiques et américaines, à l'instar de Nike ou Deloitte, proposent à leurs employés des salles de sieste ouvertes pendant l'heure du déjeuner.  

En France, la société de design Leblon- Delienne fait figure de précurseur: elle a ouvert une salle de repos en 2006. "Les salariés ont la possibilité d'aller dormir ou simplement se détendre pendant leur pause déjeuner dans les canapés et les poufs. On a remarqué que depuis qu'on a ouvert cette salle, l'ambiance s'est détendue et la productivité a augmenté. Nos sculpteurs qui ont besoin d'être très concentrés dans leur travail peuvent, par exemple, se reposer les yeux et sont généralement plus créatifs après la sieste", confie Céline Garette, coordinatrice du développement dans l'entreprise.  

Mais Leblon-Delienne fait figure d'exception en France. En 2007, Xavier Bertrand, alors ministre du travail, avait annoncé vouloir "briser le tabou" de la sieste. Une grande campagne de près de sept millions d'euros sur le sommeil avaient alors été lancée, dont l'un des axes était de promouvoir les salles de repos. Mais trois ans plus tard, l'immense majorité des entreprises sont encore très réticentes à faire dormir leurs salariés pendant les horaires de travail.  

"La sieste est taboue chez nous, assure Bruno Comby, [...]

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