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Pourquoi le préfet de région supprime les contrats aidés ? (Le Petit Niçois )

Vendredi 10 Décembre 2010 - Lu 32 fois
Catégories : Alpes-Maritimes

Des milliers de personnes au chômage, des structures en péril dont certaines ont été contraintes de mettre la clé sous la porte, c’est le triste constat de la suppression des contrats aidés.

Suite à cette décision arbitraire décidée soudainement en octobre par le nouveau préfet de région, des pans entiers de la vie associative se lézardent et sont prêts à s’écrouler en laissant quantité de salariés sur la touche. Comment peut-on prendre une telle décision sans en informer au préalable les employeurs comme les employés et décréter une « ?pause technique » au moment même où la précarité n’a jamais été aussi forte et croissante au sein de notre région. Le prétexte invoqué parait-il serait un surnombre d’emplois aidés entre janvier et octobre, notamment 34?000, ce qui correspondrait à l’enveloppe prévue pour l’ensemble de l’année 2010.

Et alors est-ce une raison pour couper les vivres, car il faut bien se rendre à l’évidence que si ce chiffre a été atteint avant l’heure, en l’occurrence au seuil du dernier trimestre de l’année, c’est par rapport à la situation économique désastreuse que connait actuellement notre pays.

Comble de l’ironie, pourquoi faut-il une nouvelle fois s’attaquer d’emblée à ce genre de contrats destinés à aider les plus défavorisés d’entre nous? ? Il faut savoir en effet que pour en être bénéficiaire, plusieurs critères d’éligibilité sont requis et en premier lieu il convient d’être demandeur d’emplois de longue durée. A souligner également que ces contrats aidés dénommés CUI et CAE concernent surtout le secteur « non marchand » et regroupent diverses activités comme la petite enfance, la police, le social et la culture. A cet effet, il subsiste un flou artistique dans la reconduction des contrats qui étaient initialement de deux ans mais qui dorénavant seraient réduits à un an voire même à six mois dans certains cas.

Dans la durée, ils ne doivent pas excéder 26h/semaine et même si cela représente un coût pour l’Etat, ces salariés de « misère » demeurent néanmoins des consommateurs potentiels comme le fait remarquer à juste titre Yan Degorce-Dumas, responsable de l’association Fonétiq, soucieux pour l’avenir de son personnel. Même cas de figure pour Philippe Perret, le directeur de publication du mensuel Nouvelle Vague qui n’a pu obtenir la prolongation du contrat auquel pouvait prétendre l’un de ses salariés.

Sans nouvelle des différents courriers et de la lettre ouverte adressée au préfet de région et au président de la République en date du 22 novembre, le collectif Paca Emplois Aidés ne se satisfait pas du tout de la réponse du préfet de région qui a finalement fait savoir par un communiqué de presse sa décision de maintenir 1?100 postes supplémentaires uniquement dans les secteurs de l’éducation, de l’insertion et de la sécurité.

Ils considèrent que c’est une goutte d’eau par rapport au nombre d’emplois et à l’ampleur des secteurs concernés. Ils ajoutent que les priorités du préfet semblent mal s’accorder à celles du territoire qu’il est censé administrer. Malgré tout, ils se félicitent que cette mobilisation puisse déboucher sur une mesure rétroactive pour les personnes [...]

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