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Des papys providentiels

Mercredi 29 Septembre 2010 - Lu 26 fois
Catégories : Gironde

Comment vivre sa retraite quand on se refuse à l'inactivité ? Deux retraités de 73 et 64 ans ont trouvé la solution qui leur convenait. « Le travail, c'est ma vie, confie Marcel Brianne, le plus âgé des deux. J'ai bien essayé de me poser durant cinq ans, mais c'était trop dur. Le farniente, ce n'est pas mon truc. »

Marcel Brianne a derrière lui un parcours plutôt exceptionnel. Repreneur d'entreprises en perdition, il rachète, relance les affaires, fait prospérer et revend quand tout roule à nouveau. Il a ainsi repris, sauvé et revendu 51 entreprises, dans tout l'Hexagone.

En 1977, il rachète Fillon-Fauconnet sur le point de déposer le bilan. Alain Barbedienne en est le directeur depuis 1971. Il relance les affaires et comme il le fait toujours quand tout tourne à nouveau, il revend. C'est le groupe Brossette qui lui rachète en 1989. Trois ans plus tard, Marcel Brianne rachète à nouveau l'entreprise qui décline. Il la remet sur pied et la revend en 1999. Il ne prendra sa retraite qu'à l'âge de 67 ans, en 2004.

De son côté, son complice d'aujourd'hui, Alain Barbedienne continue à travailler chez Fillon-Fauconnet, jusqu'au 31 décembre 2009, date à laquelle il prend à son tour sa retraite. Mais il n'entend pas « se ranger des voitures » aussi facilement.

Lui qui s'entendait très bien avec son PDG, Marcel Brianne, décide d'aller le rechercher et le découvre ruiné par cinq ans d'oisiveté : Marcel n'en peut plus et ne va pas tarder à craquer. Pas besoin de longs discours pour le décider à repartir dans le monde du travail.

Il se trouve que la société IER (Garonne soudure) qui a repris DDS en 1990, est en train de péricliter. C'est la mort de l'entreprise à court terme. Quatre jours seulement après son départ en retraite, Alain Barbedienne engage des pourparlers pour reprendre, avec son ami Marcel, l'entreprise en faillite. Une date est avancée pour la signature de l'acte de vente. Ce sera le 19 mars 2010. L'avant-veille du jour où ils doivent signer, le 17 mars, la direction d'IER dépose le bilan. Tout est à refaire. L'affaire aboutira finalement le 26 mai, avec effet au 1er juin. Marcel et Alain sont les nouveaux patrons.

Mais les locaux de Bruges sont vétustes et peu fonctionnels. Il faut chercher un autre local. Marcel va trouver rapidement un grand entrepôt en tôle, sur la zone industrielle de Tresses. Il l'achète sans hésiter et entreprend de l'aménager entièrement, avec l'aide d'Alain. « Personne ne nous a aidés, précise-t-il. Alain et moi, on a tout agencé. Du comptoir aux rayonnages et aux bureaux. On a tout installé de A à Z à nous deux. Ensuite, on est allé chercher les deux employés, à Bruges, et on leur [...]

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