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Le milieu associatif embauche

Vendredi 12 Novembre 2010 - Lu 4 fois
Catégories : Gironde

Avec plus d'un million d'associations actives en 2010, la France caracole encore et toujours dans le peloton de tête des pays européens. Mais alors que l'on constate une légère baisse du nombre de créations pour cette année au niveau national, la Gironde, elle, fait figure d'exemple. Avec 1 856 nouvelles associations référencées sur les deux dernières années, l'activité dans le département est des plus dynamique.

L'enquête (1) du collectif de chercheurs Recherches et Solidarités fait le bilan de dix années de vie associative.

Le sud de la France enregistre un nombre important d'initiatives et la Gironde fait partie de la vingtaine de départements de pointe avec douze créations d'associations pour 1 000 habitants en moyenne, sur dix ans. Elles sont aujourd'hui estimées entre 24 et 26 000 dans le département.

Liée à l'origine au club de rugby de Mérignac, la structure s'est rapidement émancipée. Aux deux bénévoles des débuts (le président et le vice-président), s'est ajoutée une équipe d'encadrement digne de ce nom. L'association compte aujourd'hui cinq éducateurs spécialisés, une directrice adjointe, une chargée de communication et un directeur mis à disposition par la caisse des dépôts.

L'association a même décidé de délocaliser ses activité en région parisienne où elle vient de créer deux nouveaux postes d'éducateurs à Aulnay-sous-bois. Un poste de secrétaire en contrat d'apprentissage a aussi été mis en place au siège.

C'est la préfecture de Bordeaux qui enregistrait jusqu'en juin dernier la plupart des demandes de création d'associations avec 12 626 créations en dix ans. « C'est un chiffre extraordinaire », commente Philippe Gasnier, délégué départemental à la vie associative. Représentant du ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, il connaît bien le tissu associatif pour être le président de l'une d'elle.

« Contrairement à la moyenne nationale, on voit en Gironde une croissance stable et une vraie cohérence sur le terrain », assure-t-il.

Dans un contexte morose pour les entreprises et avec un chômage au plus haut, les 1 200 postes créés l'année dernière dans le secteur associatif tirent le département vers le haut. Taillant à coup de calculatrice au milieu du fouillis administratif, Recherches et Solidarités publie des chiffres inédits : en dix ans, 7 500 emplois créés dans le département… et la courbe est exponentielle. Les chercheurs du collectif font eux-mêmes partie d'une association qui a créé trois emplois en trois ans…

« Sur le terrain, il y a une hausse notable des secteurs à forte dynamique économique, comme le social et le médico-social, constate Philippe Gasnier. De plus, ce sont des activités qui ne sont pas délocalisables et permettent d'assurer à terme des emplois pérennes. »

Comparées au secteur privé en pleine régression, les statistiques sont éloquentes : la hausse des emplois dans le secteur associatif est de 3,19 % entre 2008 et 2009 en Gironde. Bien au-delà des 1,1 % nationaux. Le secteur industriel, pour indice, sombre de 4,9 % au niveau national (2).

Des associations d'accord, mais pour quoi faire ? Le social, par tradition, représente 49 % des emplois dans le secteur associatif. Les associations culturelles sont cependant de plus en plus nombreuses à voir le jour et atteignent 23,6 % des nouvelles créations ces trois dernières années. Le secteur médico-social est lui aussi en pleine expansion avec l'augmentation de la demande d'aide à domicile.« Beaucoup de particuliers mettent en place leur propre structure, explique Philippe Gasnier Avec enthousiasme. Il faut cependant expliquer à certains que créer son association n'est pas seulement synonyme d'avantages fiscaux. Il y a une vraie dimension de proximité et d'aide sans idée de profit. »

C'est au niveau financier que le bât blesse. Plus d'associations signifie partage des subventions. Et à l'heure des restrictions budgétaires se pose réellement la question de l'avenir des petites structures. Le salarié du ministère ne veut pas polémiquer mais Philippe Gasnier le reconnaît : « Le gâteau va être de plus en plus difficile à partager. Avec plus de convives à table, la part sera moins grande. »

Une bonne nouvelle, pour conclure, que met en lumière l'enquête de Recherches et Solidarités : la mobilisation des bénévoles ne faiblit pas. Ils sont entre 220 [...]

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