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Loire - Aides à domicile : « On en revient à ce qui se faisait après la guerre»

Lundi 29 Novembre 2010 - Lu 29 fois
Catégories : Loire

La suppression des exonérations de charges sociales pour les aides à domicile fait courir une menace sur les dix associations de la Loire. Des centaines de personnes seules n'auraient plus droit à leur assistante de vie

À 83 ans, Antoinette Trapeaux fait appel à une aide à domicile cinq heures par semaine. Dans cette demeure coquette, située sur les hauteurs de La Talaudière, Francine vient faire le ménage les lundis et jeudis.
« Sans elle, je ne pourrais plus vivre dans cette maison. C'est pourtant ici que j'ai élevé mes huit enfants. Toute ma vie est conservée entre ses deux étages et je n'ai aucune envie de la quitter. »
Si Antoinette est apparentée par la Caisse d'allocation familiale au public fragile, elle n'est pas dépendante pour autant. L'octogénaire est encore capable de faire la cuisine ou de répondre à son courrier. En revanche, passer l'aspirateur, attraper un produit ménager sous l'évier ou se baisser pour ramasser quelque chose sont, pour elle, devenus des obstacles infranchissables. L'aide de Francine n'a donc rien du luxe. L'article 90 du projet de loi de finances 2011 voté en première lecture à l'Assemblée Nationale pourrait, pourtant, lui ôter cette précieuse présence.
Cette mesure prévoit la suppression des exonérations de charges sociales pour les aides à domicile dont bénéficiaient jusqu'à présent les associations en charge du secteur. Pour l'Adafad, l'une des dix structures ligériennes le surcoût s'élèverait ainsi à 250 000 euros pour une seule année. Soit l'équivalent de cinq à six emplois. « Et si l'on considère qu'une aide à domicile intervient auprès d'une dizaine de personnes ou de familles, cela ferait une soixantaine d'utilisateurs laissés sur le carreau », prévient Josette Cros, présidente de l'UNA (fédération des associations d'aides, des soins et de services à domicile).
En ramenant ce constat à la proportion des autres associations sur le département, le bilan de la loi tournerait autour de quatre cents abandons de personnes isolées dans la Loire.
« Il est juste intolérable que l'on puisse en arriver à une telle situation. L'aide à domicile, en ce moment, on a plein la bouche. Les politiques ne parlent que de ça. C'est soi-disant un secteur économique porteur et créateur d'emplois. Et que font-ils ? Ils tapent dessus », ne décolère pas Antoinette.
L'octogénaire n'a pas attendu d'être limitée par la vie pour employer une aide à domicile. « À l'époque, on ne l'appelait pas comme ça. C'était des auxiliaires de vie et il n'existait qu'une seule association : l'association populaire familiale », se souvient Antoinette Trapeaux. Les choses étaient plus simples, mais sans doute moins encadrées. « Aucune [...]

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