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Les SAP libèrent-ils les femmes ?

Jeudi 30 Septembre 2010 - Lu 4 fois
Catégories : Lot-et-Garonne

Est-ce que le recours aux services à la personne modifie la répartition des tâches à l'intérieur des foyers français ? En d'autres mots, est-ce qu'ils « libèrent » les femmes ? Rien n'est moins sûr !

Toutes les enquêtes récentes soulignent la différence d'implication entre père et mère à la maison. Selon l'enquête ERFI (Études des relations familiales et intergénérationnelles) menée par l'INED (Institut national des études démographiques) et publiée en 2009, les femmes continuent d'assumer près de 80 % des tâches domestiques.

Lorsque l'un des deux conjoints reste au foyer, il assume totalement l'ensemble des charges domestiques et familiales. En revanche, lorsque les deux membres du couple travaillent, la répartition semblerait un peu « plus équilibrée ».

Selon l'enquête ERFI, 10 % des ménages français déclarent payer quelqu'un pour s'occuper du ménage. Mais cela concerne surtout les plus aisés et les plus diplômés.

Le fait que la mère de famille soit inactive exclut le plus généralement le recours à des services ménagers. Pour François-Xavier Devetter, maître de conférences en économie à l'université Lille-I et Telecom Lille-I (1), les « SAP » n'ont pas « révolutionné » les foyers français. « Les données fiscales montrent un accroissement, ces 10 dernières années, de la demande de services, tous confondus (enfants, entretien de la maison, personnes âgées, etc.), raconte-t-il.

Mais les enquêtes de l'Insee menées tous les 5 ans sur le budget des ménages soulignent au contraire une stagnation de la demande et du nombre de consommateurs concernés ».

Cela s'explique, selon le chercheur, par le fait que « les enquêtes de l'Insee prennent en compte les demandes exprimées alors que les données fiscales prennent en compte les travaux déclarés, hier souvent effectués au noir et donnant lieu aujourd'hui à des exonérations fiscales ».

Le revenu jouant un rôle déterminant, les « SAP » restent concentrés sur les ménages les plus riches.

« Chez les couples actifs gagnant moins de 5 000 euros par mois (c'est-à-dire 90 % des Français), la demande est quasi-nulle, constate François-Xavier Devetter. Il faut que les revenus du ménage soient suffisamment élevés pour qu'il soit incité à avoir recours à ce type de services ».

L'autre déterminant est l'âge, car « on a davantage besoin de se faire aider lorsqu'on vieillit ». Et, surtout, explique l'économiste, « les seniors bénéficient depuis 2001, de l'APA, aide personnalisée à l'autonomie ».

En 1989, le recours à une aide domestique rémunérée concernait environ 5 % des ménages.

En 2006 : 9 %. Une légère augmentation, minime, qui s'expliquerait donc par le blanchiment du travail au noir.

Selon François-Xavier Devetter, « parmi la population dont le chef de ménage a moins de 60 ans (donc en mettant de côté la question de la dépendance), la fréquence du recours à une [...]

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