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jura - social - Rien ne protège de la pauvreté, pas même le travail…

Lundi 24 Janvier 2011 - Lu 1 fois
Catégories : Jura

Dans le Jura, 30 300 personnes vivent sous le seuil de pauvreté. Ce qui signifie que plus d’un Jurassien sur dix est pauvre. Rencontre avec des personnes pour qui le quotidien est un combat de chaque instant

L’époque où la pauvreté se cantonnait dans les foyers privés d’emplois est bel et bien révolue. Aujourd’hui, « la majeure partie des personnes pauvres vit dans un ménage dont au moins la moitié des ressources provient de l’activité » observe l’Insee dans un rapport publié en octobre 2010 et basé sur des données de 2008. Les personnes qui vivent dans ces ménages sont donc des travailleurs pauvres.

À quoi correspond le seuil de pauvreté ? « A 60 % du niveau de vie médian de l’ensemble des ménages dont la personne de référence n’est pas étudiante » explique l’Insee. Soit 880 euros en 2006, 942 euros mensuels en 2009. Simone, bénévole au secours Catholique à Dole l’observe depuis quelques années. Lorsqu'elle est rentrée dans l’association il y a une vingtaine d’années, les pauvres étaient les personnes privées d’emploi. « Aujourd’hui, nous recevons des couples qui travaillent tous les deux et dont les revenus ne suffisent pas à nourrir les enfants » remarque-t-elle. Et puis, il y a les sans-emploi…

Céline vit pour sa part avec 570 euros par mois. Cette mère de famille de 44 ans habite dans un village de la région doloise. Son état de santé ne lui permet pas de travailler. Son loyer s’élève à 117 euros résiduels (après déduction de l’aide au logement). Se serrer la ceinture, elle sait ce que cela représente. Le chauffage électrique grève son budget de 150 euros les mois d’hiver. Alors, pour manger, « les Restos du cœur, le Secours catholique, le Secours populaire… » avoue-t-elle. « Pas le choix ». Côté habillement, le minimum : « au Foyer Saint-Jean à Dole ils vendent des fringues à un euro ». Quant aux déplacements, ils se font à pied principalement. Le carburant pour la voiture, c’est au compte-gouttes. « Uniquement pour venir chercher mes colis alimentaires à Dole » indique-t-elle.

Annonciate, 46 ans, ne dispose d’aucune ressource. Cette mère célibataire d’origine Rwandaise vient d’obtenir son statut de réfugiée. Pour l’instant, elle est logée à titre gratuit et temporaire par le Foyer Saint-Jean. « Les trois mois sont passés et je ne sais pas combien de temps ils vont encore accepter de nous garder » s’inquiète-t-elle. Elle aussi passe par les associations caritatives pour se nourrir. Vivre de l’aide, « c’est pour ma fille que c’est le plus difficile » indique-t-elle. » A 14 ans, elle aspire aux mêmes choses que ses camarades de classe… » Des aspirations impossibles à combler. A la recherche d’un emploi, cette dynamique maman utilise son temps libre pour faire du bénévolat au Secours catholique. « Je ne suis pas handicapée, alors, je peux aider » dit-elle. Pour le reste, « j’essaie d’être courageuse pour supporter la situation, mais c’est très difficile ».

Travailleurs indépendants et plus de 65 ans plus touchés dans le Jura

Dans le Jura, 11,6 % des individus vivaient en 2006 dans un ménage pauvre.

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