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Jeunes et entreprises séduits par le volontariat en entreprise

Vendredi 14 Janvier 2011 - Lu 32 fois
Catégories : Actus de l'emploi

Des jeunes confrontés à la création d'entreprise | L'Dans un contexte économique encore difficile, où l'emploi n'arrive pas à décoller et où les entreprises peinent à exporter, le volontariat international en entreprise (VIE) pourrait-il offrir une réponse commune à ces deux problèmes ? Instauré par la loi de mars 2000 prolongeant sous une forme civile de la coopération du service national en entreprise (CSNE), le VIE permet aux sociétés françaises de confier à un jeune diplômé de moins de 28 ans une mission professionnelle à l'étranger pour une période pouvant aller jusqu'à deux ans. Le tout sous la gestion contractuelle, sociale et logistique d'Ubifrance, l'agence française dédiée au développement international des entreprises.

Ce dispositif permet donc aux jeunes d'aborder le marché du travail tout en acquérant une expérience à l'étranger. Selon un sondage Ubifrance, 95 % des anciens VIE estiment que cela a fa­cilité leur insertion professionnelle ; 70 % des jeunes se voient d'ailleurs proposer un poste par leur entreprise d'accueil à l'issue de leur mission. Les entreprises en bénéficient aussi.

1 587 entreprises concernées

Pour les plus grandes d'entre elles, envoyer des VIE en mission ­permet non seulement de conforter une présence à l'étranger - lancer des études de marchés, faire de ­la prospection, renforcer des équi­pes locales, accompagner un contrat, etc. - mais surtout de lancer le recrutement de jeunes à hauts potentiels. Pour les plus petites, c'est surtout le moyen de mettre un pied à l'étranger ou prospecter de nouveaux marchés.

Depuis 2001, 29 861 VIE ont effectué une mission pour le compte de 3 741 sociétés, dont 65 % de PME. Aujourd'hui, 1 587 entreprises dans le monde ont recours au VIE pour développer leur activité économique et 6 541 VIE sont en poste dans 135 pays à travers le monde. Mais, depuis trois ans, leur nombre stagne. «On ne s'en tire pas si mal, remarque Lorenzo Cornuault, directeur du VIE chez Ubifrance. Cette période a été, rappelons-le, marquée par la crise et les entreprises ont fermé des bureaux à l'étranger à tour de bras.»

Dispositif encore méconnu

Plus globalement, pourquoi ce dispositif, qui semble cumuler un certain nombre d'avantages, y compris fiscaux (voir encadré), n'a-t-il pas connu plus de succès ? Non pas parce que les jeunes n'y pensent pas - Ubifrance dispose d'une base de plus de 80 000 diplômés qui rêvent de partir. Mais «parce que les entreprises ne connaissent pas encore suffisamment le dispositif et ses avantages», décrypte un connaisseur. Et puis surtout, parce que «le développement du volontariat inter­national en entreprise se heurte à notre capacité d'entreprises ex­portatrices. Il se développe en fait au même rythme que la part de l'international dans les PME», poursuit Lorenzo Cornuault.

Ce qui n'empêche pas le nouveau secrétaire d'État au Commerce extérieur d'avoir de grandes ambitions pour le VIE. «Ce dispositif fonctionne et ne coûte rien à l'État ; il faut miser dessus», affirme Pierre Lellouche. Lequel reconnaît qu'il y a effectivement un problème de recrutement d'entreprises candidates à l'envoi de VIE à l'étranger, parce qu'«il n'y a pas assez d'entreprises françaises exportatrices». Pour doper le dispositif, le ministre - qui veut prendre le temps de consulter avant de décider de mesures - a néanmoins déjà sa petite idée sur la question. «Il faut que les gros groupes puissent héberger les VIE des PME. Développer le portage, c'est simplifier la vie de ces dernières. Je veux l'encourager.»

Il faut ensuite «intensifier les réseaux de recrutement». En clair, que les chambres de commerce et d'industrie, les conseillers du commerce extérieur et les régions notamment travaillent davantage main dans la main pour démarcher. Enfin, Pierre ­Lellouche réfléchit à encourager le dispositif pour les jeunes qui ne seraient pas forcément diplômés d'études supérieures. «Parce que tous les VIE n'ont pas vocation à devenir des patrons de filiales», souligne-t-il. «Ce serait même l'occasion pour certains jeunes qui viennent de quartiers ou de milieux moins favorisés de trouver un emploi.» Son objectif : doubler rapidement le nombre de jeunes en mission…

Des aides au financement

Le statut VIE exonère de charges sociales, de CSG et CRDS. Les PME peuvent bénéficier d'aides régionales qui couvrent en moyenne 50 % des coûts d'une mission VIE (indemnité, couverture sociale…). Certaines régions contribuent davantage. Les PME de moins de 250 salariés et dont le chiffre d'affaires est inférieur à 50 millions bénéficient d'allégements fiscaux supplémentaires pour leurs démarches de prospection commerciale à l'international. Le coût moyen d'un VIE pour une entreprise s'élève à 2 000 euros tout compris par mois, mais pour nombre d'entre elles cela ne revient pas à plus de quelques centaines d'euros.

26 ans et «ambassadrice de marque» à Londres

Quand son compagnon a trouvé un emploi à Londres, Sandrine Boix, 28 ans, n'a pas hésité. «Partir à l'étranger, j'adore ça !», lâche celle qui est aujourd'hui VIE pour l'entreprise de cosmétique Nuxe dans la capitale anglaise. Franchir les frontières, la jeune femme connaît : après son diplôme d'école de commerce, elle a filé au Canada. En arrivant sur le sol anglais, Sandrine pense tout de suite à la formule VIE. En mars dernier, elle entre en mission en devinant l' «ambassadrice de la marque» , qui ne compte alors qu'une dizaine de points de vente outre-Manche. «Il a fallu travailler sur l'image de l'entreprise, refidéliser les clients, en démarcher de nouveaux.» Neuf mois plus tard, les produits Nuxe sont présents dans quarante pharmacies. Logée dans les locaux d'Ubifrance, elle va être secondée par un autre VIE, en cours de [...]

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