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35 heures : Sarkozy calme le jeu et recadre le débat (Les Echos)

Vendredi 07 Janvier 2011 - Lu 1 fois
Catégories : Actus de l'emploi

LE QUOTIDIEN QUI MARK: 5 nov. 2009Après plusieurs jours de débats animés sur les 35 heures, les partenaires sociaux attendaient avec intérêt, hier, la position de Nicolas Sarkozy, à l'occasion de ses voeux. Sur un ton apaisé, le chef de l'Etat s'est attaché à dépassionner le débat. Sans totalement trancher et en cherchant à donner des gages à chacun. « Heureux » que « les conséquences désastreuses des 35 heures sur la compétitivité, le pouvoir d'achat et les finances publiques sont aujourd'hui reconnues par toutes les grandes familles politiques », il a rappelé « qu' aujourd'hui les 35 heures, uniformes et obligatoires, ont disparu » sous l'effet de la défiscalisation des heures supplémentaires en 2007. Une approche qui rejoint celle de Xavier Bertrand, ministre du Travail, et écarte une nouvelle réforme ample ou immédiate des 35 heures.

Rassurer patronat et syndicats

Mais le chef de l'Etat a aussi pris soin de laisser un peu d'espace au débat pour ménager l'aile libérale de l'UMP, emmenée par Jean-François Copé. Il a ainsi souligné qu' « il n'y a pas de sujets tabous » et promis que l'exécutif serait « attentif » aux éventuelles propositions en la matière des partenaires sociaux et des partis politiques. Mais elles ne viendront pas de lui. En réalité, le vrai débat ne doit pas porter sur la durée légale, estime l'Elysée, mais sur le coût du travail et la compétitivité des entreprises, qui sont, selon Nicolas Sarkozy « de véritables questions ».

Ce dernier a d'ailleurs fixé deux lignes jaunes au débat : « Ne pas toucher au pouvoir d'achat des salariés » ( « je ne l'accepterai pas ») et « ne pas peser sur la compétitivité des entreprises » ( « je n'ai pas été élu pour cela »). Une manière de rassurer à la fois les syndicats et le patronat.

Le chef de l'Etat, à l'instar de Xavier Bertrand, estime que les quelque 22 milliards d'euros d'allégements de charges sur les bas salaires ne sont plus liés aux 35 heures mais à la protection de l'emploi peu qualifié. Au passage, cette position pourrait faire resurgir le débat sur l'intégration de ces allégements dans le barème des cotisations sociales, ce qui les sanctuariserait.

Dans la matinée, le Premier ministre, François Fillon, avait dit accueillir « de façon positive le débat sur le coût du travail et sur les 35 heures », en le liant aux enjeux d'harmonisation et de convergences des politiques sociales européennes.

« Flou et ambigu »

Les réactions des partenaires sociaux sont mitigées. « Je ne retiens qu'une chose : il ne faut pas toucher au pouvoir d'achat, a souligné Jean-Claude Mailly (FO). Autrement dit, il ne remet pas en cause la durée légale du travail », puisque les heures supplémentaires se déclenchent à 35 heures. François Chérèque est moins affirmatif : le leader de la CFDT a trouvé Nicolas Sarkozy « flou et ambigu », regrettant, comme Jacques Voisin (CFTC) qu'il ne s'engage pas à maintenir la durée légale du travail à 35 heures.

Le Medef a surtout rappelé que la réforme des 35 heures « ne figure pas à l'agenda » des partenaires sociaux. Chacun aura l'occasion d'exprimer ses attentes à Jean-François Copé. Le secrétaire général de l'UMP a proposé hier aux partenaires sociaux de faire un « tour d'horizon social ». Le parti dévoilera ses propositions sur les 35 heures à la fin du mois. Hier, Hervé Novelli a préconisé pour l'après-2012 de fixer la durée [...]

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LE QUOTIDIEN QUI MARK: 5 nov. 2009