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Grèves : un coût difficile à mesurer

Jeudi 23 Septembre 2010 - Lu 1 fois
Catégories : Actus de l'emploi

La grève est un moyen pour les salariés en colère de frapper l'employeur là où cela fait mal: au porte-monnaie. Malgré ce principe de base clairement établi, il se révèle quasiment impossible de mesurer simplement le coût d'une grève. Air France, capable de mesurer l'impact d'un nuage de cendre volcanique clouant ses avions au sol, assure qu'il est «trop complexe» de calculer le trou creusé par les grèves dans le chiffre d'affaires.

Même discours à la SNCF. «L'impact des grèves sur notre activité ? C'est trop complexe à jauger», répond un porte-parole. «Les passagers ont le choix entre être remboursés ou prendre un autre train, il est donc difficile de calculer la perte de chiffre d'affaires.» Même logique côté fret, certains trains sont annulés, d'autres reportés.

La production d'électricité pour indicateur

Les conséquences d'une grève sur l'économie d'un pays sont toutes aussi difficiles à mesurer. Les chercheurs se tournent donc vers des indicateurs indirects, comme la production d'électricité. Elle a l'avantage de refléter l'activité de l'industrie, grande consommatrice d'énergie. Le 7 septembre dernier, lors de la dernière journée de mobilisation contre la réforme des retraites, la consommation d'électricité a chuté de 5%, a relevé un économiste de banque.

«Pour l'instant l'impact de la grève sur l'économie est très limité, nous n'en sommes qu'à deux journées de mobilisation», estime Nicolas Bouzou, économiste chez Asterès. «Mais les grands mouvements de 1995, eux, avaient plombé le produit intérieur brut de la France de 0,1 point au troisième trimestre.» Tout dépend donc de l'intensité et de la durée du mouvement, selon lui.

Tous les secteurs ne sont pas égaux devant la grève. En première ligne, les transports, les restaurateurs et les commerces. Une journée de blocage se traduit, pour eux, par une perte nette de chiffre d'affaires. Les industriels, eux, peuvent rattraper le temps perdu les jours suivants. «Les études montrent que les trois quarts des pertes de production sont récupérées les jours suivants», explique Andrew Watt, [...]

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