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Les CDD de la fonction publique n'acceptent plus leur précarité

Mercredi 08 Décembre 2010 - Lu 1 fois
Catégories : Actus de l'emploi

Enseignants, documentaliste dans un Conseil général ou agents d'une direction départementale de l'Agriculture, ils accumulent les CDD dans la Fonction publique, une situation de précarité qu'ils n'acceptent plus, alors que des négociations vont débuter en janvier.  

"Mon avenir, je ne le vois pas", confie Sabine, documentaliste aux archives d'un Conseil général d'Ile-de-France depuis 10 ans, avec des CDD d'un an renouvelés chaque année. Cette trentenaire, qui souhaite garder l'anonymat, souligne que "de cette situation professionnelle précaire découle aussi une vie privée précaire", sans possibilité par exemple d'obtenir un prêt immobilier. 

Sylvie, 39 ans, enseignante à Versailles, a même dû faire appel à la générosité de sa famille, le paiement des salaires intervenant parfois avec trois mois de retard. "Je ne fais pas de projet au-delà du 31 août 2011, fin de mon contrat", dit-elle, découragée. 

Tout comme Vincent Lombard, 34 ans, professeur de français qui enchaîne les remplacements dans l'Académie de Grenoble depuis 9 ans, pour 1.380 euros net par mois, le tout ponctué de périodes de chômage. 

Il participera ce jeudi à un rassemblement organisé par trois syndicats (CGT, FSU et Solidaires), au Trocadéro à Paris, pour dénoncer cette situation souvent méconnue du grand public et exiger un "plan de titularisation". 

La Fonction publique emploie 850 000 contractuels, dont une grande part dans la Territoriale et l'Education nationale (22 000 enseignants et 84 000 assistants d'éducation). 

Ces contractuels ne sont pas fonctionnaires. Normalement embauchés pour répondre à un besoin ponctuel, un emploi saisonnier, une vacance d'emploi (congés maternité, etc.) ou à des métiers très pointus ou de haute technicité, ils occupent souvent des postes permanents, notamment car ils coûtent moins cher. 

Une négociation doit débuter en janvier entre le secrétaire d'Etat à la Fonction publique, Georges Tron, et les syndicats, pour mettre un terme à la multiplication de ces contrats (en 2008, ils représentaient 16,5% des effectifs) et améliorer la situation des agents concernés. Mais il n'y aura pas de titularisation générale, a averti M. Tron, car tous ne sont pas en situation de précarité et ne souhaitent pas être titularisés. 

Certains contractuels âgés ou qui envisagent de rejoindre le privé, ne sont pas demandeurs, reconnaît Gilles Oberrieder (CGT), mais "la grande majorité veut être titularisée. Leur demande est légitime car ils occupent des postes permanents". 

C'est le cas d'Arnaud, 28 ans, qui a cumulé depuis 2004 "14 contrats suivis de 23 avenants", d'une durée moyenne de 2 à 6 mois, dans une direction départementale de l'Agriculture dans le Nord. 

"Je n'ai pas d'évolution de [...]

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