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Les entreprises attendent le nouveau... futur lycée

Mardi 23 Novembre 2010 - Lu 65 fois
Catégories : Dordogne

La faute à qui ? Si le lycée des métiers ne se fait pas tel qu'il était prévu depuis 2003 (lire nos éditions précédentes), ce n'est pas le Conseil régional « qui est responsable ». La Région finance les murs des établissements, mais ne décide pas des formations qu'on y enseigne.

À Bergerac, « avec sa réforme des lycées professionnels, l'Éducation nationale a modifié le programme », a répété hier matin Alain Rousset, le président de la Région, aux entrepreneurs locaux lésés par le report du projet qu'il rencontrait à la mairie. La faute à l'État, donc. Et aussi au maire d'alors, qui a proposé un site « mal foutu » (lire ci-dessous).

« Depuis 2003, il y a eu quelques errements de la part de tout le monde », a paisiblement arbitré Marc Mattera, le conseiller régional Modem. En tout cas, « on n'y est pour rien, nous », a souri Christophe Fauvel, président du Medef Dordogne, en porte-parole des entrepreneurs. « Et nous avons besoin de solutions concrètes. »

Il s'agit bien de ça, après la séquence politique : qu'est-ce que la Région propose pour les entreprises privées de lycée ? Sébastien Vidal, propriétaire de Sotraco, souffle, après la réunion : « Il y avait une solution, c'était de reconduire les mêmes maîtres d'œuvre que lors des appels d'offres en juin. » C'est non. Juridiquement, le Conseil régional sera obligé de refaire une consultation des entreprises car « ce n'est plus le même lycée » qui se prépare, a avancé Alain Rousset. Même pas certaines tranches conditionnelles, comme a demandé Christophe Fauvel ? Même pas. La réforme a provoqué la perte d'un tiers de la surface de locaux prévue. Et pourquoi ne pas combler cette surface « en y intégrant le CFA ? », a questionné Jean-Paul Goubie, ex-patron du Medef et représentant de la Fédération régionale du bâtiment. « Il n'y a pas de correspondance entre le CFA de Bergerac et les formations du lycée », répond Thierry Cagnon, directeur de l'éducation au Conseil régional.

Alain Rousset a annoncé que ses services analyseront l'offre de formation globale à Bergerac, pour réfléchir à des partages de plateformes techniques. Car « on dit d'une ville qu'elle est attractive quand l'offre de formation est importante », raconte le président.

Il a invité les chefs d'entreprise à une prochaine réunion, spécifiquement consacrée aux conséquences économiques du dossier : les patrons n'ont plus accepté de [...]

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