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Entre nos mains montre les dessous d'une coopérative

Mercredi 06 Octobre 2010 - Lu 4 fois
Catégories : Actus de l'emploi

L'intrigue a beau se passer au milieu de culottes et de soutien-gorge, Entre nos mains n'a rien d'un film léger. Confrontés à la faillite de leur entreprise de lingerie "Starissima", les salariés tentent de la reprendre sous forme de Société Coopérative et Participative (Scop). Mais au fur et à mesure que leur projet prend forme, les salariés - en majorité des femmes - se heurtent à leur patron et à la réalité du marché et de ses contraintes économiques.  

L'entreprise devient alors le théâtre des questionnements des salariées, de leur enthousiame comme de leurs hésitations. "C'est une sorte de comédie politique et économique, où se mêlent à la fois un ton grave et léger", résume Mariana Otero, la réalisatrice.  

Dans cette aventure collective, elles abordent des thématiques économiques et sociales fondamentales, découvent peu à peu ce qu'implique une transformation en coopérative. Car la principale caractéristique d'une Scop est que les salariés en sont les actionnaires majoritaires. Ils deviennent tous associés et détiennent au moins 51% du capital. Ils participent aux grandes décisions stratégiques en Assemblée générale et élisent leurs dirigents selon le principe "une personne = une voix", quel que soit le montant du capital détenu.  

Chacun bénéficie du même pouvoir et devient co-responsable de l'entreprise. Les salariés décident également du partage des bénéfices qui ont une double vocation: privilégier ceux qui travaillent dans l'entreprise, sous forme de participation, d'intéressement, voire de dividendes. "Les Scops renversent complêtement l'organisation préscrite du travail et la division dirigeants/exécutants qui imprègnent aujourd'hui l'ensemble de notre société et de son fonctionnement, affirme la réalisatrice. C'était passionnant de suivre des gens qui décident de changer le monde à leur niveau en repoussant les règles préétablies".  

Pour réaliser Entre nos mains, Mariana Otero s'est immergée trois mois au sein de l'entreprise Starissima, auprès de ses salariées. Elle a vécu au rythme de leurs journées de travail et l'évolution du projet: "Plus le projet avançait, et plus l'enthousiasme grandissai, assure la réalisatrice. Les gens se mettaient à parler entre eux, à comprendre petit à petit les tenants et les aboutissants de la Scop. Les salariées suggèrent des idées, le projet arrive à maturation dans leur tête, elles comprennent la gestion économique... "  

Tout au long du documentaire, on voit les employés s'inquiéter pour leur projet, pour leur statut mais également trouver un plaisir nouveau dans leur travail. "La Scop redonne du sens au travail. Les salariés savent pourquoi ils viennent. Ils connaissent les tenants et les aboutissants de leur tâche. Ils s'interressent davantage au processus et ont l'impression de participer [...]

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