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L'Élysée ne rouvrira pas le dossier des 35 heures (Le Figaro)

Mardi 14 Décembre 2010 - Lu 2 fois
Catégories : Actus de l'emploi

CPE et CNE sont dans un bateau? - La Révolution en Charentaises Nicolas Sarkozy ne tournera pas la page des 35 heures… parce qu'il estime l'avoir déjà fait. Il ne donnera donc pas suite à la proposition du président du groupe UMP au Sénat, Gérard Longuet, qui veut en finir pour de bon avec les 35 heures. Le message a été relayé par le nouveau secrétaire général du parti, Jean-François Copé qui veut «ouvrir ce débat sans tabou». «Nous sommes sur la ligne du ministre du Travail», Xavier Bertrand, fait-on savoir à l'Élysée. On rappelle aussi que ni le chef de l'État, à la télévision, ni le premier ministre, dans son discours de politique générale, n'ont inscrit les 35 heures au menu des réformes à venir. «Dans la pratique, les 35 heures n'existent plus», martèle un conseiller élyséen. «Les outils de la flexibilité sont à la disposition de ceux qui veulent les utiliser», ajoute un expert de la cellule sociale élyséenne. L'Élysée, en réalité, a créé une option, les heures supplémentaires, censée abolir le plafond des 35 heures. Mais peu de salariés s'en servent, car la crise est passée par là. L'Élysée le reconnaît, «la crise favorise plus le travail à temps partiel que les heures sup», mais se refuse à toute «mesure unilatérale» lourde de contestation sociale, au moment où la réforme des retraites est encore dans les esprits.

«Régression sociale»

Selon un conseiller social du chef de l'État, Gérard Longuet veut poser en réalité le problème des allégements de charges liés aux 35 heures. Mais il conteste son diagnostic. Selon ce dernier, il y a eu «plusieurs vagues d'allégement de charge depuis 1993», et aujourd'hui «les allégements de charges sont désormais déconnectés des 35 heures, et ciblés sur les bas salaires». «Faux», répond Longuet, qui rappelle que «22 milliards d'argent public sont versés aux Urssaf en lieu et place des heures travaillées».

Xavier Bertrand estime, lui aussi, que «le débat n'est pas tabou» mais qu'il est «plus limité qu'on ne le pense». Selon le ministre du Travail, interrogé lundi par Le Figaro, «le carcan des 35 heures, c'est fini», grâce à la loi sur la démocratie sociale qu'il a fait voter en 2008. Xavier Bertrand souligne que les 22 milliards d'euros d'exonérations de charges pour les entreprises «ne sont pas une niche, mais une compensation». «Si on veut les supprimer, a-t-on mesuré les conséquences pour la compétitivité des entreprises et sur le coût du travail ?», interroge le ministre. Qui se dit également «farouchement contre l'idée de demander aux salariés eux-mêmes de travailler plus et d'être moins rémunérés». Son collègue Patrick Ollier, ancien président de la commission des affaires économiques de l'Assemblée, juge que remettre en cause les exonérations consenties aux entreprises au titre des 35 heures «suppose des négociations difficiles avec le patronat et les syndicats». Le ministre des Relations avec le Parlement ajoute qu'on ne peut pas «supprimer les 35 heures d'un coup de baguette magique» et qu'il faudrait «beaucoup de temps pour y arriver».

Pourtant, les députés libéraux jugent qu'il est grand temps de [...]

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