Service Domicile » Actualités

Actus en Gironde

  • Lundi 26 Septembre 2011
    Un tiers des salariés français veulent quitter leur entreprise > Lire la suite

  • Jeudi 22 Septembre 2011
    Bordeaux : plus de 1000 offres d'emploi dans le commerce à pourvoir > Lire la suite

  • Lundi 11 Juillet 2011
    Les salariés aquitains sous pression > Lire la suite

Elles vivent dans la galère des contrats aidés

Jeudi 27 Janvier 2011 - Lu 2 fois
Catégories : Gironde

La polémique autour des contrats aidés, qui ont déjà beaucoup fait parler d'eux en fin d'année, ne semble pas vraiment terminée. Et cela, même si Béatrice Abollivier, préfète de la Dordogne, a récemment affirmé lors de ses vœux qu'ils ne seraient pas supprimés en 2011. En effet, cette année, 3 000 seront financés en Dordogne contre 3 606 en 2010.

« J'avais une dame employée sous ce type de contrat, fulmine Jean-François Larenaudie, le maire de Notre-Dame-de-Sanilhac, connu pour son franc-parler. La préfecture m'a refusé deux fois son renouvellement et, malgré mes demandes récurentes, je n'obtiens aucune réponse. » Ainsi, après huit mois de contrat, Patricia se retrouve au chômage depuis la fin du mois de novembre.

Destinés à réinsérer des chômeurs de longue durée, les contrats aidés « créent plus de précarité », selon Jean-François Larenaudie. D'autant que depuis le 1er janvier, les aides de l'État à hauteur de 70 % pour ce type de contrats n'excéderont pas 20 heures de travail hebdomadaires contre 26 auparavant. « Vingt heures, ce n'est pas viable d'autant que j'ai des frais d'essence pour me rendre à Périgueux », remarque Marie-Claire qui terminera son contrat avec le Cercle historique et de généalogie du Périgord, le 28 février. Ainsi, comme trois autres de ses collègues, employées par la même association, elle pense pointer à Pôle emploi car « on ne peut pas vivre avec 600 euros ».

Après 18 mois de contrat, Marie-Claire déplore qu'il ne soit pas renouvelé comme c'était prévu jusqu'à 24 mois.

À Notre-Dame-de-Sanilhac, un seul employé a pu conserver un contrat de 35 heures. « Il a fallu que je me batte, poursuit le maire. Son contrat aurait dû se terminer en juin alors qu'il allait être à la retraite en octobre. Pour le garder à 35 heures, je me suis engagé à l'embaucher en CDD pour les quatre mois restants. » La seule solution pour que ces contrats restent à 35 heures, c'est que les employeurs, qui sont soit des collectivités locales soit des associations, financent les 15 heures restantes.

Contrats renouvelés au dernier moment et salaires très bas, pour Jean-François Larenaudie il y a surtout, « un mépris total envers les plus modestes. » « C'est aussi un vrai problème humain, estime le premier magistrat de Notre-Dame. Car [...]

Lire la suite de l'article sur SudOuest.fr - emploi