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Diplômes: les filières anti-crise

Jeudi 14 Octobre 2010 - Lu 3 fois
Catégories : Actus de l'emploi

Les jeunes diplômés 2009 détiennent également le record -à la baisse!- de la faible proportion de contrats à durée indéterminée (CDI). Seuls 30% en ont décroché un -toujours huit mois après leur sortie d'études- soit à peine plus que les 28% de titulaires de contrats à durée déterminée (CDD), le solde se répartissant entre intérim, stages et emplois aidés. Pour les jeunes sortis en 2009 de l'enseignement supérieur, la crise a clairement été synonyme de précarisation. "Pourtant, ils ne se considèrent pas comme une génération sacrifiée, assure Jacky Chatelain, qui s'appuie sur une étude qualitative menée par l'Apec. Ils ont intégré les règles du jeu et s'emploient à répondre aux nouveaux défis. Par exemple, en enrichissant leur cursus."  

Ils ont intégré les règles du jeu et s'emploient à répondre aux nouveaux défis.

Pour ces jeunes diplômés, l'entrée sur le marché du travail s'est complexifiée, quelle que soit la filière de formation suivie. Seules deux disciplines ont vu le taux d'emploi de leurs étudiants augmenter sur les deux dernières années : la filière médicale, toujours en pointe, et -plus surprenant- celle des sciences humaines (hors IUFM). "De quoi remettre en cause l'idée reçue selon laquelle cette spécialisation débouche sur une impasse professionnelle", estime Jacky Chatelain. Sans doute faut-il y voir l'effet de la baisse tendancielle du nombre d'inscrits dans cette filière universitaire depuis une dizaine d'années. A l'inverse, les disciplines industrielles (informatique, électronique, productique...) et financières (banque, assurance...), d'ordinaire bien placées pour l'insertion de leurs diplômés, enregistrent un net recul.  

Une entrée sur le marché du travail à deux vitesses

Ces résultats préoccupants, corroborés par la toute récente enquête insertion de la Conférence des grandes écoles, ne doivent toutefois pas conduire à noircir exagérément le tableau. Oui, l'impact de la conjoncture sur la promotion 2009 est fort. Mais une écrasante majorité des diplômés du supérieur finit, tôt ou tard, par trouver un emploi. Tout se passe en fait comme si l'entrée sur le marché du travail fonctionnait de plus en plus à deux vitesses. Avec une période allongée de galère pour un petit nombre, mais toujours autant de facilités pour beaucoup d'autres. "La moitié des jeunes diplômés en poste a trouvé son emploi en un seul mois", relève Pierre Lamblin. L'explication? Avec la multiplication des stages en entreprise et des formations en alternance, un nombre croissant d'étudiants ont reçu une promesse d'embauche... avant même d'avoir réussi leurs examens.  

Le discours général de dévalorisation des diplômes est excessif

L'enquête Apec comporte un autre élément rassurant: la hiérarchie des diplômes est globalement respectée. En clair: plus le diplôme est élevé, plus les chances de s'insérer dans de bonnes conditions sont grandes. Ainsi, les diplômés de niveau bac 6, 7 ou 8 ont mieux résisté que les autres à la mauvaise conjoncture. "Cela montre que le discours général de dévalorisation des diplômes est excessif, estime Stéphane Jugnot, chef du département entrée dans la vie active du Centre d'études et de recherches sur les qualifications (Céreq).  

Le diplôme reste un atout considérable. N'oublions jamais que ceux qui peinent le plus sont les 75 000 jeunes qui, une fois passé le bac, sortent de l'enseignement supérieur sans diplôme." Ce grand principe de hiérarchie des diplômes souffre néanmoins d'une belle entorse : les bac 3 sont les seuls à être passés entre les gouttes de la crise. Alors que tous les autres sortants ont subi un repli en 2009, ces diplômés de niveau intermédiaire ont carrément vu leur taux d'emploi progresser de 2 points cette année. La raison tient au succès des licences professionnelles, très appréciées des employeurs. A l'inverse, les diplômés bac 4 paraissent nettement à la peine... Sans doute parce que ce niveau de sortie d'études ne correspond plus aux attentes du marché du travail, calées sur le principe du LMD (licence, master, doctorat, soit bac 3, 5 ou 8).  

Depuis quelques années, la persistance d'un chômage de masse attise un discours alarmiste sur l'absence de débouchés de certaines formations. Du coup, les établissements produisent tous une foison de chiffres pour prouver l'efficacité de leurs cursus et rassurer les étudiants... comme leurs parents. Les universités, elles-mêmes, publieront leur première enquête sur l'insertion d'ici à la fin du mois selon les voeux du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Tout un symbole! "Elle montrera que l'université n'est pas l'usine à chômeurs présentée habituellement et que ses résultats sont presque comparables à ceux des écoles [...]

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