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DCNS Lorient. Des ouvriers roumains font grincer les sous-traitants

Vendredi 08 Octobre 2010 - Lu 15 fois
Catégories : Morbihan

L'arrivée d'électriciens roumains sur le chantier d'une frégate destinée à la Marine française fait grincer des dents à la fois chez les salariés de DCNS Lorient et dans la sous-traitance.

«À Lorient le mois dernier, Christian Estrosi, le ministre de l'Industrie a martelé qu'il fallait valoriser le «made en France». Mais si c'est pour utiliser une main-d'oeuvre étrangère, ça n'a pas de sens!». Les salariés de DCNS ont du mal à comprendre qu'une dizaine d'électriciens roumains interviennent actuellement pour le compte d'une entreprise régionale (SNEF) sur la frégate multimissions (Fremm) Aquitaine. «Les Lituaniens qui interviennent sur les coques, on comprend. Ils ont des vraies compétences. Mais les Roumains pour l'électricité, c'est un peu comme les plombiers polonais!»

Main-d'oeuvre low cost?

Pourquoi recourir à des étrangers alors que l'on trouve ces savoir-faires dans le tissu local ou régional? Les agences d'intérim du pays de Lorient affirment avoir des électriciens au chômage dans leurs fichiers. Alors, l'explication serait-elle dans le moindre coût de la main-d'oeuvre étrangère? En septembre, Patrick Boissier, le patron de DCNS, a mis la pression sur la sous-traitance, en annonçant sa volonté de réduire les coûts de 30% en trois ans. Les sociétés de la sous-traitance auraient-elles décidé de rogner sur le coût des salariés par ricochet? La différence de salaire entre un Roumain et un Français serait-elle à ce point intéressante? La direction régionale de la SNEF s'est refusée hier à tout commentaire. Mais à la Direction départementale du travail, on rappelle que les étrangers qui travaillent sur le sol français doivent le faire aux conditions françaises. Bretagne Pôle Naval, l'association qui regroupe les entreprises de la sous-traitance, justifie le choix de la SNEF: «On a du mal à trouver de la main-d'oeuvre. Nous sommes régulièrement obligés d'aller la chercher à l'étranger». Des arguments qui ne convainquent pas la CFDT-DCNS: «Même si c'est peut-être pour un pic d'activité lié à la mise sous tension de la frégate, c'était prévisible. Ça ne justifie pas le recours à des Roumains. Cette méthode nous inquiète. On redoute qu'elle [...]

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