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Actus de l'emploi

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Crise: dernières nouvelles (HORIZONS ET COUPS DE COEUR)

Mercredi 06 Octobre 2010 - Lu 2 fois
Catégories : Actus de l'emploi

Pour tenter un redressement économique compromis, les USA tente un passage en force: "inonder le monde de dollars", pour exporter plus facilement ses produits, relancer sa production et réduire son chômage. Au protectionnisme économique, industriel et agricole, va s'ajouter un protectionnisme plus redoutable: le protectionnisme monétaire, que le pays ne s'était pas privé de pratiquer avant.
Mais là, la Fed sort les armes lourdes. La guerre est donc déclarée à l'échelle mondiale. Commet va réagir le Chine, sommée de reviser le cours de sa monnaie et dont les exportations vers les USA sont vitales? Comment l'Europe, grippée et divisée, sans souplesse monétaire, vouée au dogme de la non-inflation, va-t-elle pouvoir entreprendre les relances nécessaires, d'autant que le pouvoir d'achat est en baisse, étant donné les plans d'austérité en action, créant un cercle vicieux.

chômage est encore proche de 10%, l'inflation est vraiment basse... Nous (la Fed) devons jouer notre rôle pour aider l'économie à se ressaisir et faire en sorte que l'emploi revienne aux Etats-Unis

», a déclaré jeudi son président Ben Bernanke, le patron de la banque centrale américaine (Fed).

Dans le langage châtié des grands argentiers, le poids d’une telle déclaration se mesure en multiples de la bombe d’Hiroshima.

Et dans le contexte actuel, elle prend tout son sens : le monde se trouve « au beau milieu d’une guerre des changes internationale », selon les mots de Guido Mantega, le ministre des Finances brésilien.

Une guerre des monnaies internationale et surtout multipolaire.

Maintenant que les effets des stumuli budgétaires nés des plans de relance mis en place partout dans le monde marquent le pas, les pays sont tentés d’utiliser l’autre arme de la politique économique : la monnaie. A commencer par le plan de relance américain qui n’a pas réussi à faire passer le chômage sous la barre des 10%, conséquence de la faiblesse de l’activité industrielle du pays.

C’est dans ce sens qu’il faut comprendre les déclarations de Ben Bernanke : l’Amérique désire un billet vert encore plus faible qu’à présent. L’outil de Ben Bernanke : la baisse de son taux directeur. La Fed va inonder le monde de dollars. Objectif : faire en sorte que combiné aux mesures protectionnistes, l’industrie américaine retrouve de la compétitivité vis-à-vis de ses principaux concurrent...

Entre la Chine et les Etats-Unis, la guerre commerciale et monétaire est donc bien déclenchée. Et elle peut s'étendre très vite au monde entier, malgré le G20 et les discours de Nicolas Sarkozy. On ne sait qui sera le vainqueur. Mais on sait déjà qui est le vaincu : l'Europe qui voit l'euro monter dangereusement et pénaliser ses entreprises à un moment où la croissance ne peut plus compter sur les plans de relance. Apparemment, Wen Jiabao a bien compris la situation.

En faisant des offres très généreuses à la Grèce

- dont elle achète les ports tranquillement - pour garantir ses Bons du Trésor, la Chine lance un défi à un pouvoir politique européen inexistant. Qui, après avoir menacé de laisser tomber la Grèce au pire moment, ne dit pas un mot contre le dumping monétaire chinois dont souffrent pourtant les sociétés européennes, tout autant que leurs consoeurs américaines

Une Europe qui tire encore bien des boulets et qui doit s'attendre à de nouveaux effondrements: l'Espagne, [...]

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