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Le Conseil de Marc Halťvy (Haut Les Coeurs !!!)

Lundi 27 Septembre 2010 - Lu 10 fois
Catťgories : Actus de l'emploi

Haut Les Coeurs !!!: C'est reparti mon kiki !J'ai demandé à une personnalité du monde du recrutement, de l'entreprise, de la "blogosphère", de nous livrer un conseil, un sentiment, une réflexion autour du thème suivant : "Si je devais vous donner UN conseil pour améliorer votre efficacité dans la recherche d'emploi, ce serait celui-là...". Aujourd'hui, Monsieur Marc Halévy,

dans l'Art de piloter en environnement complexe et auteur (entre autres) de " l'√Ęge de la connaissance" nous livre son point de vue :

Si je devais donner UN conseil pour am√©liorer votre efficacit√© dans la recherche d’emploi, ce serait celui-ci : ne cherchez pas un emploi, cr√©ez-le.

Refusez le salariat et la dépendance et la précarité et la soumission !

Devenez votre propre patron. Ni patron, ni salariés mais des talents, des compétences et des associés : voilà la devise de l'entreprise fructueuse de demain !

Les "crises" que nous traversons, ne sont pas quelques turbulences en attendant un hypoth√©tique retour au calme d'antan (la croissance, le plein emploi, l'abondance, la non p√©nurie en ressources naturelles, la non pollution, etc …). Aujourd'hui, m√™me les "√©conomistes" les plus r√©calcitrants approuvent et commentent ce que j'√©cris depuis vingt ans : depuis 1985, nous vivons un changement radical de logique √©conomique qui se terminera, au mieux vers 2020 (dans une dizaine d'ann√©es, donc). Nous quittons la logique de l'industrialisation, de la massification, de la marchandisation, de la sp√©culation, de la financiarisation, de la surconsommation g√©n√©ralis√©es et nous entrons dans une autre logique √©conomique : celle de l'√©conomie de la connaissance et de l'immat√©riel qui est le contraire de la logique industrielle et salariale, du gigantisme et du productivisme, du management hi√©rarchique et de la proc√©duralisation standardis√©e.

En 1971, pour libérer, "enfin", la planche à billet et financer ainsi cette guerre du Vietnam qui n'en finit pas et qui finira par prouver la faiblesse définitive du fort, Richard Nixon signe la déconnexion de la monnaie*

La croissance de demain est censée financer l'endettement d'hier pour assurer la consommation d'aujourd'hui. Le trio infernal est en place.

Rien ni personne n'est à même - ni n'a le désir - de freiner cette circularité aussi accélérée et "magique" que vicieuse. Cette inflation vénéneuse doit inéluctablement aboutir à l'affrontement violent - et bien réel - entre les pénuries matérielles naturelles et les appétits consommatoires humains. Puisque ceux-ci (les appétits) sont irrépressibles et que celles-là (les pénuries) sont incontournables, la rupture globale et profonde - et délétère - est imparable. Le réel rattrape le virtuel et le remettra brutalement à sa place.

Quand ? Lorsque les "trésors de guerre" - réels ou spéculatifs**

La nouvelle logique économique mettra, sur le devant de la scène, des talents et compétences souvent d'une autre nature que ceux d'antan pour rencontrer cinq nouveaux défis fondamentaux.

Pour y faire face, je donne à tous cinq pistes simples et universelles qui peuvent être mises en application, dès demain, sans regrets ni remords, sans scrupules ni pitié.

Ces cinq axes d'action concernent le Métier, l'Intelligence, la Frugalité, les Réseaux et la Qualité.

D'abord, il est impérieux, pour chaque entreprise de bien savoir ce qu'est son métier. Et c'est moins évident qu'il n'y parait tant l'habitude néfaste a été prise de définir le métier d'une entreprise par les produits qu'elle conçoit, fabrique et/ou commercialise. Les produits sont les conséquences du métier, non son essence.

Il faut définir le métier non par les produits mais comme l'ensemble des savoir-faire différenciants producteur de haute valeur ajoutée. Ce travail d'identification sans équivoque du métier de l'entreprise, selon cette approche, est tout sauf trivial, mais il est impératif : comment survivre si l'on ne sait pas qui l'on est et ce que l'on peut réellement (bien) faire.

Une première conséquence de cette définition conduit à externaliser tout ce qui n'est pas le métier vers d'autres dont c'est le métier, car on fait toujours nettement moins bien que d'autres ce que l'on ne fait pas parfaitement.

Une deuxième conséquence : viser partout l'excellence dans son métier. Toute médiocrité doit être bannie, la perfection est seule garante de pérennité et de durabilité.

Une troisième : n'investir que dans et pour le métier car l'entreprise c'est son métier et rien que son métier, tout le reste est distraction, dévoiement, détournement. On diversifie les produits ou les modalités, mais on ne change pas de métier.

Aujourd'hui, la valeur tant des produits que des entreprises vient √† 80% de l'intelligence que l'on y injecte : nous sommes entrer dans la soci√©t√© de la connaissance et dans l'√©conomie de l'immat√©riel (cfr. d√©claration de l'UE √† Lisbonne en 2000). Il faut donc viser √† engendrer partout de la valeur par les intelligences de la t√™te, du cŇ?ur et des mains. Il n'y a pas que l'intelligence technique des ing√©nieurs ou managers, il y a aussi l'intelligence √©motionnelle, relationnelle, transactionnelle, l'intelligence imaginative et cr√©ative, l'intelligence pratique, comportementale, manuelle. Toutes ces formes d'intelligence constituent le seul vrai terreau de d√©veloppement de l'entreprise. Tout le reste est ou bien cons√©quence, ou bien leurre, ou bien inutilit√©.

Les salaires sont devenus trop chers pour les gaspiller, aussi faut-il √©liminer les sans talents (dont les t√Ęches inintelligentes peuvent presque toujours √™tre confi√©es √† des ordinateurs ou des robots). Par contre, il faut, sans faute, recruter des talents forts : m√™me s'ils co√Ľtent plus, ils rapportent beaucoup plus. Une entreprise, c'est d'abord une aristocratie de talents, d'intelligences et de comp√©tences. La vocation de l'entreprise n'est pas d'√™tre "sociale" et de distribuer des rentes s√©curitaires.

Plus g√©n√©ralement, en tout, il faut privil√©gier les patrimoines immat√©riels c'est-√†-dire ces tr√©sors de connaissances, de notori√©t√©, de visibilit√©, de m√©moire, d'enthousiasme, de passion, de sant√©, de force vive qui font l'entreprise. Car l'entreprise, c'est d'abord un processus en marche, une histoire qui se raconte, un projet/passion qui s'√©labore et se partage profond√©ment. C'est aussi une culture commune puissante qui engendre de l'intelligence collective, de l'esprit de corps, de la connivence active. Les valeurs d'une entreprise n'ont rien √† voir avec la morale mais bien avec le style qui lui est propre. Ce style, c'est son √Ęme.

Il faut parfois se rappeler de la bonne sagesse paysanne :

Il convient, en cons√©quence, d'√©liminer tout ce qui n'est pas indispensable √† la qualit√© dans et de l'entreprise : la qualit√© des mati√®res, des proc√®s et des produits, la qualit√© de vie au travail (le stress n√©gatif induit une perte de 60% de la productivit√© et de l'efficience), la qualit√© des relations et des comportements, etc …

Apprendre, en tout, √† faire beaucoup mieux avec beaucoup moins. Nous sommes d√©finitivement entrer dans une logique de p√©nurie et de rar√©faction de toutes les ressources, naturelles (√©nergie bon march√©, eau douce, m√©taux, c√©r√©ales, etc …) comme culturelles (comp√©tences, courage, sens de l'effort et de la difficult√©, etc …). Face √† cette logique, une seule voie est possible : celle de la frugalit√© g√©n√©ralis√©e.

En tout, il est impératif de rechercher la plus grande simplicité et de bannir toute complication et tout encombrement. La seule bonne réponse à la complexité est la simplicité, mais il est extrêmement difficile d'être simple sans sombrer dans le simplisme ou la simplification. C'est quand tout est difficile qu'il faut se simplifier la vie. Revenir à ses axes directeurs : mon métier, mon style, ma joie. Tout le reste est superfétatoire.

Le monde complexe qui est le n√ītre exige une intelligence globale et une efficience locale : tous les cycles deviennent de plus en plus courts, tous les rythmes deviennent de plus en plus effr√©n√©s, tous les flux d'√©v√©nements et d'informations deviennent de plus en plus submergeants et noyants. Pour r√©pondre √† ces d√©ferlantes, il est indispensable de d√©manteler toutes les structures pyramidales, monolithiques et hi√©rarchiques car elles sont trop lourdes, trop lentes, trop rigides. Partout, il faut les remplacer par des r√©seaux d'entit√©s autonomes de 50 collaborateurs (100 maximum), car il est vital de privil√©gier les circuits courts et les d√©cisions rapides : pensez global (f√©d√©ration), agissez local (d√©l√©gation).

Il faut penser réseaux. Réseaux internes de petites entités autonomes, on l'a dit, fédérées par une projet fort et par une culture forte. Mais aussi réseaux externes de tous les partenariats d'externalisation, de mutualisation, de complémentarité, de sous-traitance. L'heure est aux réseaux, pourquoi ? Parce que les structures hiérarchiques sont mathématiquement les plus pauvres en relations d'efficience et que cette [...]

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