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Comment revitaliser un bassin d'emplois

Lundi 27 Juin 2011 - Lu 67 fois
Catégories : Landes

Quand une entreprise de plus de 1 000 salariés licencie, comme ce fut le cas l'an dernier chez Smurfit-Kappa Rol Pin à Labouheyre, elle a l'obligation de financer un plan de revitalisation, dans le but de créer localement autant d'emplois que ceux qui ont été supprimés. C'est ce qui s'est produit dans un bassin de 30 kilomètres autour de Labouheyre, où une convention de revitalisation a été signée entre l'entreprise, la Directte (Direction du travail) et l'Asfo (Association pour la formation professionnelle) des Landes, avec une enveloppe de 275 000 euros, pour 64 licenciements.

Depuis l'automne dernier, les partenaires ont bien utilisé ces moyens. Alors que la somme n'a pas encore été totalement utilisée, ce sont déjà 64 emplois en CDI (contrats à durée indéterminée), qui ont reçu l'agrément. Le dernier comité de pilotage de lundi 20 juin a donné un avis favorable à 33 créations, dans des entreprises locales qui sont en développement. Ainsi, Inertam à Morcenx, pour la création d'un site d'essai et d'une usine de gazéification de déchets, va en créer 10, de même que la société Egis Exploitation Aquitaine à Labouheyre, qui a obtenu le contrat d'exploitation de l'autoroute A 63 (sécurité, viabilité, péage, maintenance).

Pour trouver ainsi ces gisements d'emplois à créer, la société Rol Pin, plutôt que de verser directement la subvention à la direction du travail, a préféré affecter cette somme aux entreprises privées locales, allant de 0 à 250 salariés, à condition bien sûr qu'il y ait création d'emplois.

« Il y a des secteurs prioritaires, indique Jean-Yves Vieille, comme l'artisanat, l'industrie ou la construction, où les emplois sont subventionnés à 100 %. D'autres sont moins aidés, jusqu'à 60 %, en fonction aussi de la taille de l'entreprise. » Quelles sont les qualités pour repérer et pister ces jobs ? « Il faut bien connaître le terrain pour savoir quels secteurs peuvent embaucher, répond M. Vieille. » Ce qui est plus facile pour un agent local comme lui qu'un cabinet national spécialisé, qui vient plutôt à la recherche de primes. « Il s'agit aussi de faire du coaching, poursuit le consultant, de l'accompagnement individualisé. Nous sommes des professionnels, pas des travailleurs sociaux. »

Autres filières d'avenir, Tom d'Aqui à Parentis-en-Born, qui veut créer sept emplois de plus pour augmenter sa surface de serres dédiées la production de tomates à partir de l'eau chaude de l'exploitation pétrolière locale. Ou encore Blue Tank à Solférino, spécialisée dans la fabrication et le montage de réservoirs métalliques boulonnés, pour quatre emplois subventionnés supplémentaires. Des emplois de travaux forestiers et d'aide à domicile ont également reçu un coup de pouce. Auparavant, un précédent comité de pilotage avait permis la création de 31 premiers emplois, par des entreprises de plus petite dimension. Un boulanger, un coiffeur, une épicerie sociale, des techniciens dans la téléphonie, l'édition publicitaire, une déchetterie professionnelle ont ainsi pu être aidés.

Mais l'enveloppe accordée par Rol Pin n'est pas encore totalement épuisée. Deux autres dossiers sont en attente de pièces justificatives complémentaires, pour du prêt-à-porter à Parentis-en Born et une entreprise générale du bâtiment à Mimizan. Un [...]

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