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Mon cerveau, mon job et moi

Vendredi 24 Septembre 2010 - Lu 22 fois
Catégories : Actus de l'emploi

Comme on prend soin de sa ligne ou de son corps, il faut avoir un geste cerveau, une activité neuronale chaque jour", conseille Monique Le Poncin, docteur ès sciences, neurophysiologiste. "L'activation cérébrale devrait devenir une véritable hygiène de vie. Un cerveau sain peut fonctionner à 100%, ce n'est pas une question d'âge!" insiste la créatrice de l'Institut national de recherche sur la prévention du vieillissement cérébral (INRPVC). Selon le Dr Jay Giedd, "les changements cérébraux surviennent encore bien au-delà de 18 ans". C'est ce qu'a révélé son étude menée au National Institute of Mental Health, durant vingt ans, sur le cerveau de 2 000 personnes de 3 à 27 ans. "Le cerveau est hautement malléable, ses potentialités sont énormes." Comparable à un gros bloc d'argile, la ma-tière grise augmente jusqu'à 11-12 ans, avant de diminuer progressivement. La raison? Le cerveau produit plus de neurones qu'il ne peut en survivre! "Seul un petit pourcentage d'entre eux vont survivre et gagner", ajoute le médecin. C'est la théorie du "use it or lose it": on s'en sert ou on le perd.  

"Lorsqu'on met de côté une activité intellectuelle, on met en sommeil une partie du cerveau et des connexions, comme des routes qui, non utilisées, tombent en friche, tandis que d'autres chemins deviennent des autoroutes", schématise Monique Le Poncin. Car cet élagage donne aussi plus d'efficacité aux connexions restantes, telle une connexion Internet qui passerait en haut débit. L'adulte bénéficiera donc de connexions plus rapides pour les activités qu'il aura développées.  

Il faut rouvrir des réseaux pour accéder aux neurones fonctionnels dont on a besoin!

Les travaux de Fred Gage, du Salk Institute, sont également une révolution: contrairement à un vieux dogme, le cerveau produit régulièrement, à l'âge adulte, de nouveaux neurones. S'ils sont stimulés, ils deviennent fonctionnels. Sinon, ils disparaissent. "Les personnes qui ont une activité riche peuvent donc développer des neurones-embryons. Le dilemme c'est qu'aujourd'hui, face aux contraintes de rentabilité, les salariés, stressés, éprouvent des difficultés à utiliser au mieux leur capital cerveau. Or, pour préserver leur employabilité, ils se doivent de bien connaître son mode de fonctionnement, et notamment de faire travailler, en premier lieu, leur mémoire. Il faut rouvrir des réseaux pour accéder aux neurones fonctionnels dont on a besoin!" précise Monique Le Poncin, auteur d'ouvrages sur le sujet.  

En Europe, 1 salarié sur 5 souffre de troubles de santé liés au stress au travail. Pour l'endiguer, les chercheurs ont notamment utilisé l'imagerie cérébrale. Lorsqu'un salarié est stressé, son niveau de cortisol (hormone) augmente et entraîne une activation au niveau du cortex préfrontal droit. Or cette région du cerveau est associée aux émotions et cognitions négatives. L'Institut de médecine environnementale (IME) s'est fondé sur ces données pour proposer aux salariés des formations neurocognitives. "L'imagerie cérébrale a montré que le phénomène de stress est dû à un défaut de bascule entre un mode automatique, qui gère les situations connues, et un mode adaptatif, qui joue sur la créativité", précise Jacques Fradin, fondateur de l'IME. "Désormais, si je dois gérer un conflit, je me mets en mode adaptatif, c'est- à-dire que je ne réagis pas par rapport à mes [...]

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