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Un atout pour (re)trouver un emploi

Vendredi 01 Octobre 2010 - Lu 14 fois
Catégories : Bas-Rhin

Les trois grandes collectivités alsaciennes et le rectorat de Strasbourg lancent une nouvelle campagne en faveur de l’apprentissage de l’allemand.

Le spot — qui va être diffusé à de multiples reprises sur les chaînes et radios régionales — se passe de commentaire. À la fin d’un entretien, le recruteur demande au candidat, dans la langue de Goethe : « Et bien sûr, vous parlez allemand ? » Ce dernier bafouille : « Un peu… » Le poste ne sera pas pour lui. Encore la scène se passe-t-elle en Alsace. Notre candidat n’aurait pas davantage de chances en Suisse ou en Allemagne. « L’allemand ? Pas si kompliziert et très freundlich », assurent des affiches visant notamment à « rajeunir l’image de l’allemand et de l’alsacien ».

La campagne de communication — présentée par Christian Ruppert de l’agence Grafiti Prospective — veut convaincre les parents d’inscrire leurs enfants dans une filière bilingue, dès la maternelle, et de les laisser dans ce système. Mise en place pour la deuxième année consécutive, cette campagne — cofinancée pour 190 000 € par l’État et les trois grandes collectivités alsaciennes, liés par la convention pour la promotion du bilinguisme — s’appuie sur un constat évident. Au-delà de la langue comme facteur d’identité régionale et culturelle, comme l’ont rappelé le président du conseil régional, Philippe Richert, et le vice-président du conseil général du Bas-Rhin, André Klein-Mosser, l’allemand permet l’accès à deux pays germanophones dont l’un, l’Allemagne, est le premier partenaire économique de la France. Si besoin était, Christophe Mutschler, président du groupe Sejec, spécialisé dans l’audit et l’expertise comptable, qui accueillait hier la conférence de presse à Reichstett, a rappelé que ses collaborateurs sont bilingues ou trilingues.

« Depuis six ans, l’Alsace a perdu environ 10 000 postes de travail en Suisse », a déploré le président du conseil général du Haut-Rhin, Charles Buttner, persuadé que les Alsaciens n’ont plus la compétence linguistique — l’alsacien ou l’allemand — requise pour les occuper. Pour preuve, ces emplois ont été « récupérés » par des frontaliers badois dont le nombre a rejoint celui des Alsaciens. Dès lors, la Région et les deux Départements, de concert avec le rectorat, veulent « stimuler la demande ».

Près de 19 000 élèves sont inscrits dans une filière bilingue paritaire dans les écoles maternelles ou élémentaires. Mais ils ne sont plus que 3 500 collégiens et un millier de lycéens. En revanche, « 73 % des élèves du secondaire étudient l’allemand, contre 15 % au plan national », a précisé Claire Lovisi, recteur d’académie, en insistant aussi sur la filière « bilangue » qui permet à un collégien sur deux d’apprendre l’anglais dès la 6 e, tout en continuant de progresser en allemand.

« La difficulté, c’est d’augmenter le nombre d’élèves en bilingue, y compris dans le milieu rural, pour permettre des ouvertures de classes. C’est aussi de faire en sorte que les élèves ne sortent pas du système. C’est enfin la formation des maîtres », a résumé Philippe Richert, en s’appuyant sur la convention signée avec le rectorat.

Mais, si les demandes augmentaient fortement, le problème récurrent du manque de [...]

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