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L'aide à domicile en pleine tourmente

Mercredi 27 Octobre 2010 - Lu 106 fois
Catégories : Gironde

«Il y a des gens qui n'en peuvent plus, qui craquent et tombent en dépression. On assiste à un déploiement de CDD et une rotation d'intérimaires. » Ainsi témoigne, sous couvert de l'anonymat, une ancienne aide-soignante de cette association d'aide à domicile pour personnes âgées. Avec elle, cinq ou six anciens collègues ont souhaité révéler « des procédures de licenciements pour des motifs autres qu'économiques et des procès en cours devant le conseil des prud'hommes ».

Mises en cause, les méthodes de management et les pressions sur le personnel de la direction du GCSMS Sud-Gironde (Groupement de coopération sociale et médico-sociale). La structure est née voici deux ans du groupement de deux associations, le Cada (Club des amis des anciens) à Gornac et Services Santé Garonne à Caudrot, avec les autorisations du Conseil général. Aujourd'hui, ce groupement dessert 1 600 bénéficiaires, intervient sur 17 cantons et emploie près de 300 salariés.

Christiane Dulong, infirmière libérale et ancienne présidente du Cada de Gornac, se joint aux plaignants : « Le groupement est devenu une grosse machine. » « Je m'inquiète pour le suivi des bénéficiaires et l'intérêt des salariés. »

Une aide-soignante dénonce la récente décision de fermeture de l'antenne de Gornac où étaient rassemblés véhicules, matériels et bureau : « Cela m'oblige à faire des kilomètres en plus au volant de ma voiture personnelle pour me rendre au siège à Caudrot. Et je ne suis pas convaincue des économies réalisées. »

Le débat rebondit chez les élus. « J'ai fait partie de ceux qui râlent, mais qui ont fini par se boucher les oreilles et se taire. Et aujourd'hui, je ne reçois plus de convocation », affirme Christiane Fouilhac, maire de Castelviel. À l'inverse, Daniel Barbe, maire de Blasimon dit : « Je me souviens avoir convoqué et discuté avec la directrice il y a un an. Aujourd'hui, je constate que la situation s'est améliorée. Un conseil de structure par secteur géographique me semble le mode le mieux approprié. »

Pour Yves d'Amécourt, maire et conseiller général de Sauveterre : « On a voulu mettre dans le groupement, le Club des amis des anciens qui n'était pas en bonne santé financière. À l'arrivée, cela ne peut pas marcher. Le statut associatif n'est pas adapté à la structure. Il faut revenir à des outils de proximité. »

Adjoint au maire de Grézillac, Maurice Bideau, actuel président du Cada, refuse de se laisser embarquer dans un mauvais procès d'intention. Avec son conseil d'administration, il suit la ligne d'objectifs du GCSMS : « À l'époque, on a pris le parti de remonter une association endettée. Et si on ne l'avait pas fait, qui aurait été là pour sauver les emplois ? Aujourd'hui, on doit craindre davantage une diminution de la participation des caisses des régimes sociaux et des complémentaires retraite. »

Bernard Dussaut, vice-président du [...]

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